FOUGAIROLLE LAURENT

Petit-fils de berger, j'ai hérité des 2 passions de mon grand-père depuis mon plus jeune âge. C'est donc tout naturellement que j'ai commencé mon élevage de brebis en 2003 sur la commune du Noyer en Champsaur tout en pratiquant l'apiculture à titre particulier. Depuis 2010, en plus de mes 250 brebis, j'ai 150 ruches à titre professionnel principalement sur le Champsaur. L'apiculture a été pour moi une évidence, je possédais déjà une dizaine de ruches de mon grand-père et, j'ai décidé d'en faire une partie de mon métier. Mon but : élever et veiller à la sauvegarde des abeilles noires de pays, rustiques et donc adaptées à son environnement montagnard. J'essaie de faire un minimum de transhumance pour 2 raisons : 1-Eviter les désagréments occasionnés sur les colonies lors des transports, 2-Valoriser au maximum notre miel de montagne riche de sa diversité florale, Après la floraison printanière très importante au bon développement des colonies, certaines ruches partent sur les châtaigniers de l'Isère, en forêt domaniale de Chambaram. A l'issue de cette transhumance, je récolterais un miel de châtaignier ambré. Trop longtemps sous-estimé, il est aujourd'hui réputé pour la circulation sanguine, on lui reconnaît aussi des propriétés cicatrisantes. D'autres transhument, elles, sur les riches plateaux de Valensole afin de produire un miel de lavande, antiseptique et anti-inflammatoire notoire. Le tiers restant passera l'été au Noyer afin d'y récolter le miel de montagne, riche en pollen dont les vertus médicinales ne sont plus à citer. Après la récolte, une partie du miel part chez notre confiseur artisanal champsaurin qui nous les transforment en sucettes et bonbons. En ce qui concerne les savons, le miel est transformé dans une petite fabrique des Alpes du Sud. Pendant ce temps, les colonies abordent sereinement l'hiver, une moitié dans le sud du département tandis que l'autre moitié reste en sédentaire sur le Noyer.

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